Alès en 1995 : une ville endormie

En 1995, Alès est une ville endormie, tétanisée, déprimée. Plombée par la fin des Houillères et par 20% de chômage, peu accessible
(rappelez-vous de la RN 106 Alès-Nîmes…), perdant des habitants chaque année, ne s’appuyant sur aucun grand projet de développement, la ville aux façades tristes somnole dans sa boucle du Gardon. Le budget communal est déficitaire, la communauté des communes est balbutiante, le taux de création d’entreprise est très bas. Alès ne pèse rien dans la région et, au niveau national, personne ne sait où elle se trouve.

À la surprise générale, les élections municipales de juin 1995 vont porter à la mairie un maire UDF, Max Roustan, député du Gard depuis 1993, qui rafle la mise grâce à la division des listes de gauche. Alain Fabre, maire sortant, est battu de quelques dizaines de voix. Pour la première fois de son histoire, Alès n’est plus gérée par des communistes ou des socialistes. C’est la stupeur. La plupart des observateurs analysent un accident de l’histoire, pronostiquant un “retour à la normale” dès 2001.

Mais Max Roustan met immédiatement en marche son “Projet pour Alès” et l’histoire va s’écrire très différemment…

Taux de chômage

20 %

Nombre d’habitants

41 037

(recensement de 1990)

Nombre d’entreprises

1 680

Nombre d’agents municipaux

644

01
Jan
1995